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Qu'est-ce qu'un pigiste Les entreprises de presse françaises commandent tous les jours des travaux à des pigistes. Ces derniers, payés à la pige c'est-à-dire à la ligne, sont des collaborateurs extérieurs au statut malheureusement précaire. En effet, à moins d'obtenir - difficilement - le statut de régulier (nous en reparlerons un peu plus loin), le journaliste pigiste n'est jamais certain de trouver du travail un mois sur l'autre - d'où l'intérêt de se tisser un solide réseau de contacts à même de fournir un volume suffisant de piges. Le pigiste, qui répond aux conditions posées par l'article L761-2 du Code du travail, est un journaliste professionnel. De fait, il doit expressément demander la carte de presse après trois mois de piges consécutives.
En règle générale, le feuillet est utilisé comme unité de base dans le mode de calcul de la rémunération du pigiste (la taille d'un feuillet variant en fonction de la publication). Les congés payés, le 13ème mois et éventuellement l'ancienneté s'ajoutent au prix brut du feuillet. Le 13ème mois, qui doit être versé en janvier, correspond au douzième des salaires (y compris les congés payés) de l'année précédente. Si vous percevez mensuellement vos congés payés et le 13ème mois, le complément - soit un douzième des congés payés de l'année précédente - est dû en janvier.
En ce qui concerne l'ancienneté, un arrêt de la cour d'appel de Paris (chambre sociale - 13 février 1997) a confirmé que le pigiste avait bien droit à l'ancienneté.
En vertu de l'article L761-9 du Code du travail, l'employeur doit demander au pigiste l'autorisation pour toute nouvelle publication d'article ou de photo. En règle générale, la pratique de la "repasse" accorde au pigiste une seconde rémunération (en salaire) à hauteur de 15 à 50 % de la première.
En tant que salarié, le pigiste est bien évidemment pris
en charge par la Sécurité sociale.
L'employeur a obligation d'adhérer à la caisse de retraite complémentaire ANEP Bellini. Outre les points de retraite, les pigistes bénéficient d'une garantie de prévoyance en cas d'incapacité de travail (plus de deux mois), d'invalidité ou de décès. ANEP Bellini
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Quel lien lie un employeur à un pigiste ? Selon le dernier alinéa de l'article L761-2 du Code du travail (reprenant la Loi n° 74-630 du 4 juillet 1974, dite Loi Cressard.), le fait de commander un travail à un journaliste professionnel entraîne ipso facto la création d'un contrat de travail. Un arrêt important de la Cour de cassation (chambre sociale - 13 novembre 1996) a défini le lien de subordination employeur - employé. Etant donné qu'elle concerne toutes les branches professionnelles, cette décision s'applique à la presse (et donc aux pigistes).
Articles L311-2
et L311-3 du
code de la sécurité sociale Sachez-le d'emblée, un pigiste doit être obligatoirement rémunéré en salaire. En aucun cas, un journaliste professionnel ne doit toucher des honoraires ou des droits d'auteur. En ce qui concerne les auteurs déjà affiliés à l'Agessa et collaborant (même exceptionnellement) à une publication, l'URSSAF est catégorique : l'auteur effectuant un travail journalistique doit percevoir un salaire. L'employeur qui ne respecterait pas cette disposition est en infraction avec la législation. En revanche, il n'est pas illégal de verser des honoraires à une personne exerçant une profession libérale et collaborant épisodiquement à une publication.
Un pigiste doit impérativement recevoir une fiche de paie comprenant un certain nombre de mentions obligatoires : - Montant du salaire brut ; Des informations concernant l'entreprise elle-même doivent apparaître : - Nom de l'établissement ; Des renseignements sur le journaliste sont également obligatoires : - Nom ;
Les entreprises de presse ne sont pas obligées d'affilier leurs pigistes à la mutuelle collective. Toutefois, sur le plan social, il semblerait logique que les pigistes (qui sont des salariés) puissent bénéficier des mêmes avantages que les autres journalistes. Le pigiste régulier a donc tout intérêt à demander son adhésion à la mutuelle d'entreprise, même si l'employeur peut légalement ne pas donner suite à cette démarche. Les pigistes, désireux de bénéficier d'une couverture pour le remboursement des dépenses médicales, peuvent souscrire un contrat individuel "frais de santé" (avec possibilité d'extension au conjoint / concubin et aux enfants) auprès de Bellini Prévoyance. Il existe une prestation analogue à la Mutuelle nationale de la presse.
Une société comprenant plus de 50 salariés doit obligatoirement verser à ces derniers une participation sur les bénéfices (à condition bien évidemment qu'elle en ait fait). Par conséquent, lorsqu'un accord de participation existe, le pigiste y a droit en tant que salarié. Il en va de même quand un accord d'intéressement (optionnel) a été signé.
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