Synthèse juridique

Tableau (au format PDF) répertoriant 168 jugements et arrêts concernant la presse.

Jurisprudence (tribunaux et cours d'appel)

Cour d'appel de Paris - 10 mai 2000 (SA Gestion du Figaro contre SNJ...)

Un éditeur de presse ne peut pas reproduire les articles de ses journalistes sur support électronique sans l'accord exprès de ces derniers.

L'arrêt (mis gracieusement à la disposition de MédiasInfos par Lionel Thoumyre - Directeur de Juriscom.net) est au format PDF. Pour le lire, vous devez posséder le logiciel Acrobat Reader, que vous pouvez télécharger gratuitement sur le site d'Adobe.


Cour d'appel de Paris - 15 décembre 1999 (affaire Jean-Louis Costes)

Cet arrêt définit la notion de "prescription des délits de presse" appliquée à Internet. Cliquez ici pour lire un commentaire détaillé sur cette affaire, rédigé par Alexandre Braun.


Tribunal de Grande Instance de Lyon - 21 juillet 1999 (SNJ, Madame A., Monsieur B., Monsieur C., Madame D. contre La SA Groupe Progrès)

La SA GROUPE PROGRES a commis une violation des droits d'auteurs de quatre journalistes, en publiant leurs articles sur Minitel et Internet sans leur accord.


Cour d'appel de Versailles - 9 juin 1999 (M. Baron contre Société des Editions Massin)

Il s'agit d'un arrêt très important, reconnaissant les droits d'un pigiste régulier licencié sans cause réelle et sérieuse.


Cour d'appel de Paris - 10 février 1999 (E. Halliday contre V. Lacambre - affaire Altern.org)

Estelle Halliday poursuit Valentin Lacambre, hébergeur de sites Web - des photos de sa collection personnelle ayant été diffusées sur l'un des sites hébergés par Altern.org.


Cour européenne des Droits de l'Homme - 21 janvier 1999 (Fressoz et Roire contre France)

Il s'agit de l'aboutissement judiciaire de l'affaire de la feuille d'impôts de Jacques Calvet - laquelle avait été publiée dans le Canard enchaîné, suite à un conflit dans les usines Peugeot.


Cour d'appel de Colmar - 15 septembre 1998 (Affaire FR3 et DNA contre Syndicats de Journalistes)

Juge sur le fond l'action entreprise en référé le 3 février 1998 auprès du TGI de Strasbourg.


Tribunal de Grande Instance de Strasbourg - 3 février 1998 (Union syndicale des journalistes français CFDT et autres c/ SA SVD Plurimédia)

Des journalistes des DNA font valoir leurs droits d'auteur suite à la rediffusion de leurs articles sur Internet.


Tribunal d'Instance du XVe arrondissement de Paris, Section Contentieux, 28 mai 1996 (SNJ contre groupe Expansion, la société Centre de Prévision de l'Expansion, etc.)

Dans ce jugement, le tribunal reconnaît à des journalistes pigistes la qualité d'électeurs et d'éligibles à l'occasion des élections des délégués du personnel et du comité d'entreprise devant avoir lieu au sein des sociétés groupe Expansion et Centre de Prévision de l'Expansion.

Législation

Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
Loi n° 86-897 du 1er août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse
Loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication
Loi n° 86-1210 du 27 novembre 1986 complétant les lois n° 86-897 et 86-1067
Loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale
Loi n° 2003-6 du 3 janvier 2003 portant relance de la négociation collective en matière de licenciements économiques
Texte définitif de la loi pour la confiance dans l'économie numérique
Loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social

 

 
 
 
 
 

Informations pratiques

Aide juridictionnelle
Conseil de prud'hommes

 

Jurisprudence (Cour de cassation)

Cour de cassation, chambre sociale - 18 juillet 2001 (Editions Charles Massin contre Jean-François Baron et a.)

Si, en principe, une entreprise de presse n'a pas l'obligation de procurer du travail au journaliste pigiste occasionnel, il n'en est pas de même si, en fournissant régulièrement du travail à ce journaliste pendant une longue période, elle a fait de ce dernier, même rémunéré à la pige, un collaborateur régulier auquel l'entreprise est tenue de fournir du travail.

Par ailleurs, la Haute juridiction constate que "l'ancienneté dans la profession ne peut résulter du seul fait de la détention d'une carte de journaliste professionnel". Constatation qui s'avère favorable aux pigistes, souvent privés de carte de presse...

Cour de cassation, chambre sociale - 1er février 2000 (Société Editions de Meylan contre Durand-Courbet)

En fournissant régulièrement du travail à un journaliste pigiste pendant une longue période, une entreprise de presse a fait de ce dernier, même rémunéré à la pige, un collaborateur régulier auquel l'entreprise est tenue de fournir du travail. Dans ce cas, l'interruption de la relation de travail, du fait de l'employeur, s'analyse en un licenciement.

Cour de cassation, chambre sociale - 17 avril 1996 (Société Prisma Presse contre Mlle Roger et autres)

Des journalistes de Prisma Presse réclament une indemnité compensatrice de préavis, après avoir fait joué la clause de conscience.


Cour de cassation, chambre sociale - 13 novembre 1996 (Société Générale contre URSSAF)

Il s'agit d'un arrêt important qui définit le lien de subordination employeur - employé. Cet arrêt concerne toutes les branches professionnelles et il s'applique donc à la presse (notamment aux pigistes). Dès que possible, j'essaierai de proposer un commentaire détaillé de la décision de la Cour de cassation.


Cour de cassation, chambre sociale - 8 mars 1995 (Editions du témoignage chrétien contre Syndicat national de l'écrit CFDT et a.)

"Seules peuvent être considérées comme des salariés d'une entreprise de presse et prises en compte dans l'effectif les personnes dont l'activité principale est celle de journaliste et qui collaborent au journal de façon régulière."

Cet arrêt remet totalement en cause la loi Cressard. En effet, le pigiste qui collabore de manière occasionnelle à un journal ne bénéficie plus de la présomption légale de salariat instituée par l'article L. 761-2 du Code du travail. Pire, si l’on suit le raisonnement de la Cour de cassation d’une manière stricte, il n’est même pas salarié (commentaire détaillé…)


Cour de cassation, chambre sociale - 1er février 1995 (SA Ouest France contre Jacques Coudurier)

Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle une fois de plus que c'est à l'employeur de supporter la charge de la preuve s'il veut que la présomption de salariat, instaurée par l'article L.761-2 du Code du travail, soit détruite.