La déduction supplémentaire accordée aux journalistes a été remplacée par un nouveau dispositif fiscal appelé Allocations pour frais d'emploi. Même si la déduction de 30 % demeure toujours en vigueur (plafonnée à 30 000 francs), il est clair que la nouvelle disposition s'avère plus avantageuse, notamment pour les bas salaires. En effet, il est désormais possible de déduire 50 000 francs de vos revenus (de 1998) avant les abattements de 10 % et 20 % accordés à tous les salariés.

Exemple :

Si vos revenus provenant du journalisme se sont élevés à 150 000 francs en 1998, vous devrez simplement déclarer 100 000 francs.

C'est au journaliste de déduire ces 50 000 francs sur la déclaration de revenus et non au fisc.

 

Allocations pour frais d'emploi (LFR 98, art. 22 et 23) - texte législatif

Dispositions propres aux journalistes et assimilés :

Les 50 000 premiers francs de la rémunération des journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux sont constitutives d'allocations pour frais d'emploi mentionnées à l'article 81-1° du CGI et, à ce titre, exonérés. La rémunération imposable bénéficie de la déduction forfaitaire pour frais professionnels de 10 % et de l'abattement général de 20 %. Ces dispositions sont alternatives au régime de la déduction forfaitaire supplémentaire pour frais professionnels de 30% que les intéressés peuvent encore choisir.

Dispositions applicables à l'ensemble des salariés :

Lorsque leur montant est fixé par la loi, les allocations pour frais d'emploi sont toujours réputées utilisées conformément à leur objet et ne peuvent donner lieu à aucune vérification de la part de l'administration.