Le SNJ vient de créer un "pôle pigistes" en son sein
pour mieux accueillir les journalistes rémunérés à
la pige, soucieux de défendre leurs droits. De
nombreux journalistes pigistes adhérent déjà au SNJ et
plusieurs y sont très actifs. D'autres plus nombreux encore viennent
y chercher conseils ou
appui pour contrer les pratiques abusives voire illégales qui se développent
de plus en plus dans un grand nombre d'entreprises de presse.
Avec ce pôle, le SNJ compte rendre plus efficace et plus large la mobilisation
des pigistes, souvent isolés et démunis.
Depuis des années, le SNJ mène des actions en faveur du respect
des droits des pigistes. Il compte maintenant les multiplier pour freiner les
tendances de certains patrons à ne pas rémunérer des travaux
commandés et non publiés, à s’attribuer unilatéralement
les droits patrimoniaux des
journalistes sur leurs oeuvres, à ignorer délibérément
les procédures en cas de cessation de la collaboration, à sous
payer les collaborateurs à la
pige... Le SNJ compte revendiquer un tarif de 60 euros le feuillet hors congés
payés et 13e mois dans toutes les formes de presse et le respect des
tarifs de l’Association nationale des journalistes reporters photographes.
Il souhaite obtenir plus de vigilance de la part de l’Agessa, caisse des
auteurs écrivains à laquelle des entreprises de presse inscrivent
abusivement des journalistes qui doivent être payés en salaire
avec
cotisations au régime général de la Sécurité
sociale...
Parallèlement, le SNJ demande à l'ensemble de ses délégués
dans les entreprises de renforcer leur action pour l'application du Code du
travail
et de la convention collective pour l'ensemble des journalistes rémunérés
à la pige, de les prendre en compte et de les associer lors de négociations
d'entreprise, voire d'ouvrir des négociations "pigistes". Faites-leur
connaître votre détermination à défendre vos droits.
Signalez-leur vos éventuels problèmes.