L'audiovisuel public français tue le service public canadien

Depuis le 23 mars 2002, les émissions d'information de Radio-Canada (radio-télévision de service public) sont assurées par la direction et les cadres à la suites du lock-out de 1 400 salariés.

Le conflit de travail porte notamment sur les questions de précarité de l'emploi et de discrimination dont souffrent les femmes et les francophones, soit plus de la moitié des personnels de Radio-Canada. La direction profite de ce lock-out sans précédent pour pirater des sujets et des journaux entiers de France 2, France 3, Euronews, TV5 et Radio France, entre autres.

Ainsi, on fait jouer, à leur insu, aux journalistes de ces sociétés le rôle de briseurs de grèves ; ce qui contribue à prolonger le conflit. Au-delà de cette violente atteinte au droit du travail qui prive nos confrères de tout emploi et salaire, le Comité national du SNJ, réuni les 12 et 13 avril 2002 à Paris XIVe, dénonce cette étape supplémentaire dans la remise en cause des services publics tant au Canada qu'en France.

Le SNJ demande aux responsables politiques, à ceux de l'audiovisuel public français et aux ministères de tutelle de peser de tout leur poids afin qu'un véritable dialogue social reprenne sans tarder à Radio-Canada.

Paris, le 13 avril 2002

SNJ Comité National Paris - Montsouris 12 et 13 avril 2002