Le SNJ pour un 3ème millénaire rebelle.
Alors que s'avance l'an 2000, une double menace s'exerce sur les rédactions selon le Syndicat National des Journalistes : une atteinte croissante au secret des sources, un attentisme patronal sur les 35 heures.
D'un contrôle judiciaire à Toulouse visant un journaliste pigiste de l'Agence Economique et Financière, à l'arrogance de la Commission des Opérations de Bourse pour revendiquer au Figaro un agenda professionnel et obtenir un listing des communications avec la complicité d'un opérateur de téléphonie privé, c'est par de graves pressions sur le secret des sources des journalistes que la justice et la « corbeille » associées pour la circonstance portent une attaque frontale sur la déontologie des journalistes.
Le SNJ, qui apporte son entier soutien aux deux journalistes et à leurs rédactions, en appelle au Garde des Sceaux pour faire diligenter une enquête contre ces indignes atteintes au respect des sources et de la vie privée.
C'est pour un meilleur exercice de la profession que le SNJ incite aussi les rédactions à se rebeller contre l'attentisme patronal contre les 35 heures.
Le SNJ, qui réserve sa signature sur les propositions faites au Républicain Lorrain n'attendra pas, en Centre France ou ailleurs, les décrets problématiques, en tout cas tardifs, de la seconde loi Aubry pour décrocher partout les 22 jours de congés supplémentaires à la fois créateurs d'emplois et simple décalque du passage de 39 à 35 heures.
Au 3ème millénaire qui s'annonce, comme au siècle qui s'achève, c'est à la rébellion que le SNJ appelle la profession pour faire appliquer ou progresser les lois et pour que s'exerce pleinement la déontologie du journaliste.
Paris, le 23 décembre 1999